Du grec ancien Xopoç, choros, il s'agissait dans la haute Antiquité grecque de danse de cérémonial ou de danseur cérémonieux. Puis, ce fut un petit groupe d'hommes masqués et chargés de commenter la dramaturgie dans l'orchestra du théâtre antique.
Transféré à l'opéra avec l'apport des voix de femme, dans un premier temps le chœur prend rarement part à l'action, se chargeant de l'illustrer et de la contraster. Au cours du XVIIIe siècle, le chœur est de plus en plus intégré au drame, depuis les opéra de Gluck, Lully, Rameau jusqu'à l'opéra du XIXe siècle où les chœurs entrent en discussion avec les solistes et prennent leur parti dans les différentes situations, faisant souvent progresser l'action. De petits rôles sont aussi parfois attribués à un ou plusieurs choristes.
Aujourd'hui, le chœur est habituellement divisé en quatre pupitres principaux (soprano, alto, ténor et basse), chaque pupitre comportant ses propres divisions. Le nombre de choriste dépend de l'envergure de l'œuvre ou de la situation donnée. Par ailleurs le chœur peut être indépendant de l'opéra et se donner en concert (ex : les Chœurs de l'Armée rouge) dans un répertoire non obligatoirement d'opéra (oratorio, variété, gospel, etc.). Certaines formations sont uniquement composées d'hommes, de femmes ou d'enfants.