La production de la voix n'est pas très différente de la production du son avec des instruments de musique. Entre notre bouche et nos poumons, nous avons tout le nécessaire pour créer des sons riches et variés.
La première étape pour la production d'un son est la création d'un excès de pression dans les poumons. Ils vont expulser de l'air en passant par les cordes vocales qui, de ce fait, vont se mettre à vibrer. Le larynx, le pharynx, la bouche et le nez ont le même rôle qu'une caisse de résonance chez les instruments : ils amplifient les sons et les rendent audibles.
Attention : On a seulement deux cordes vocales. Ce sont des ligaments qui ne ressemblent en rien aux cordes instrumentales.
On obtient des sons plus ou moins graves :
selon la tension des cordes vocales : plus la tension des cordes vocales est élevée, plus la note produite est aigüe ;
selon la forme que prennent les cavités de résonance : ces cavités sont la bouche, la gorge (larynx et pharynx) et le sinus.
On modifie la tension des cordes vocales et la forme des cavités de façon naturelle, sans nous en rendre vraiment compte.
Par contre, les chanteurs d'opéra possèdent une connaissance approfondie des techniques qui permettent une bonne production de la voix comme :
la respiration
le souffle
l'utilisation de la cavité nasale
les résonances de poitrine et de tête
Quand un chanteur passe en voix de tête, c’est qu’il ne peut plus prendre la voix de poitrine. Cette faille est une faillite. Il semble s’adresser à une voix étrangère pour obtenir la note que sa voix lui refuse.
Au lieu d’obtenir l’amincissement progressif et régulier de la voix, du grave à l’aigu, on réalise trois voix superposées, trois registres, qui donnent à la voix une apparence d’incoordination, d’ataxie, dans laquelle le chanteur passe subitement, de façon saccadée, d’une attitude vocale à une autre, au lieu de garder la variation souple et régulière de ces attitudes et le rythme et la plastique du geste vocal.